COMMUNE DE NOYANT LA GRAVOYERE :
Le nom de NOYANT LA GRAVOYERE , qui subira plusieurs modifications au cours des siècles, est dérivé de NOIENTUM, mentionné en 1177.
A l’ère primaire, la mer silurienne recouvre une partie du Segréen, notamment le site de La Fosse, sur notre commune. Des fossiles remarquables y ont été mis à jour, en particulier le métaxitérium, animal herbivore que l’on ne trouve pratiquement qu’en Anjou. Par ailleurs, le calcaire coquiller, roche sédimentaire composée de squelettes et de coquilles d’animaux marins, est exploité au XIXème siècle dans trois fours à chaux.
Il n’existe pas sur le territoire de vestiges antiques.
Les fiefs de La Gravoyère, de La Roche et de La Corbinière sont réunis en 1636 par le mariage de Renée Lailler et de Charles de Scepeaux.
Pendant la Révolution, NOYANT LA GRAVOYERE est un haut lieu de la Chouannerie, avec pour chef un certain Robier, dit « Pique en Bois ».
Célestin PORT, éminent archiviste du Maine et Loire, décrit ainsi le village, bâti « du faîte d’un coteau, en pente vers la Verzée … Au nord, circule à travers une série de longs et pittoresques étangs aux rives abruptes chargées de grands chênes, le ruisseau du Misengrain avec le ruisselet de la Coudre. »
Aucune des anciennes activités économiques, moulin à la Corbinière, fours à chaux à la Fosse, briqueterie à la Roche, filon de charbon de terre à la Haute-Guihuère et même un gisement de porphyre rouge et violet le long de la route départementale, n’a perduré. Au XIXème siècle, ce sont les mines de fer de Bois I et les ardoisières de Misengrain qui prennent le relais et resteront en activité respectivement jusqu’en 1985 et 1999.
Le patrimoine architectural de la commune est loin d’être négligeable :
Le Prieuré de Saint-Blaise, logis du XIIIème siècle, restauré au XVème, attenant à une chapelle aujourd’hui détruite. Occupé par les religieux jusqu’à la Révolution, il est ensuite vendu comme bien national. Acquis par les Mines de Fer de Segré, il appartient maintenant à la Commune.
Le Manoir de La Corbinière, ancien logis dont le « sieur » est, en 1474, François de la Touche. Il possédait encore ses quatre tours rondes au XIXème siècle. Il n’en reste aujourd’hui que trois, dont l’une abrite un escalier à vis d’origine en schiste ardoisier.
Le Manoir de La Mesnardière, du XVIème siècle, suit le plan d’un quadrilatère formant une cour intérieure dans laquelle on accède par un porche. La demeure a conservé en partie ses fenêtres à meneaux et une tour de défense percée de meurtrières.
Ajoutons à cela le Château des Forges. Ces vestiges d’une demeure fortifiée d’un Maître de forges du Moyen-Age ont fait l’objet de fouilles récentes. Un mur d’enceinte a été dégagé et un important amas de scories provenant de la fonte du minerai de fer entre le XIIème et le XVIème siècle a été découvert sur le site.
N’oublions pas le Vélodrome, construit en 1934 par des mineurs ardoisiers à l’initiative de l’un des leurs. Il fut construit à cette époque en terre. Puis en 1951, une équipe de bénévoles décida de remplacer cette piste en terre par une piste en ciment, construit sur le modèle de VIGORELLI de MILAN. Des compétitions prestigieuses y ont eu lieu où s’affrontaient les vedettes du Tour de France (Poulidor, Bobet, Géminiani, Anquetil, ... ) . D'ailleurs des courses y sont toujours organisées.
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